Varanus niloticus

LA MAINTENANCE DU VARANUS NILOTICUS

 

 

Le varan du Nil vient d'Afrique ou il est très répandu à l'exception du nord.

Sa taille varie de 120 à 150 cm, des exemplaires de deux mètres  sont quant à eux plus rare. Le corps est robuste, les membres sont musclés et terminés par de fortes griffes, sa queue de section triangulaire prend les deux tiers de sa longueur totale.  Sa coloration est le vert olive allant vers le noir avec des ocelles et points jaune.

J'ai maintenus un couple adulte dans un terrarium de 180 x 180 x 120 cm (longueur x largeur x hauteur) construit en béton recouvert de carrelages. Le sol était constitué de copeaux de hêtre sur lesquels étaient déposés, une grosse souche d'arbre ainsi qu'une cachette en bois sous forme de boîte rectangulaire. La fâcheuse habitude de ce varan est de saccager son environnement si celui-ci est trop exigu, voilà pourquoi j'ai opté pour un terrarium de cette dimension. Je déconseille fortement la construction de terrarium en bois ou en verre car une fois le varan adulte, se servant de ses griffes, vous aurez, à la longue des mois, la mauvaise surprise de voir votre terra se dégrader. De plus avec un bac en bois, l'humidité n'est pas du tout recommandée et comme le varan du Nil apprécie l'eau !

C'est avant tout un animal très susceptible, n'hésitant pas à chambouler le décor du terrarium lorsque l'on vient de l'installer dans un nouvel environnement, le plus simple étant de faire un décor le plus basique possible et solidement fixé. Ce lézard une fois acclimaté peut, je dis bien, peut se calmer, cela dépendra de son caractère. Toutefois, lorsqu'il se sent menacé, il n'hésitera pas à mordre fortement et à fouetter avec sa queue le soigneur. Et je peux vous dire, pour en avoir fait la malheureuse expérience, qu'une morsure de varan du Nil adulte n'est pas agréable du tout. Le conseil le plus approprié sera de prendre un juvénile, vous aurez ainsi l'opportunité de le voir grandir et il aura par la même occasion le temps de s'adapter à la vie de captivité. Mais je me dois de vous déconseiller ce varan si vous ne pouvez pas lui procurer de grandes installations, de plus c'est un animal répertorié comme dangereux, pouvant infliger de graves morsures. En 40 ans de terrariophilie, j'ai eu quatre niloticus, un seul s'est laissé manipuler en ne montrant aucun signe d'agressivité, les trois autres sont restés agressifs malgré les avoir pris juvéniles.

Pour cause de rivalité, il est impossible de faire cohabiter deux mâles dans un même terrarium, donc si vous voulez faire l'acquisition de deux varans, assurez-vous qu'il s'agisse bien d'un couple car les combats entre mâles sont monnaie courante comme d'ailleurs toutes les espèces du genre Varanidé. Pour information, je précise que la meilleure façon de différencier un mâle d'une femelle est de regarder la base de la queue  Lorsque celle-ci est plus grosse latéralement, il devrait s'agir d'un mâle (à cause de la place que prennent les hémipénis) mais si l'animal est en parfaite santé et bien dodu, cela sera difficile à identifier à l'œil nu.

Le chauffage en journée était de 27° à 30° avec un point chaud à 33°c sous un spot de 60 watts, un câble chauffant de 25 watts était également installé sous la cachette pour les périodes les plus froides. La température  du terrarium était régit par le convecteur de la pièce d'élevage. La nuit, 22°c était suffisant. Un bassin de grande dimension était déposé sur le sol une fois par semaine, mais un petit récipient d'eau était quant à lui disponible 24heures sur 24. Comme ce varan apprécie de déféquer dans l'eau, il faut la changer dès que souillée.

La nourriture était composée principalement d'insectes lorsqu'il était juvénile, une fois  l'âge adulte atteint, souris, jeunes rats, poussins, œufs de cailles, poissons (goujons), ailes  de poulets seront engloutis avec voracité. Lorsque j'avais des naissances de pythons molures, ceux qui étaient malformés ou le surplus de mon élevage servaient de nourriture. L'alimentation en boîte pour chat est très bien acceptée, seul inconvénient, les excréments seront liquides et l'odeur y sera désagréable (attention de ne pas donner une nourriture trop riche). Les juvéniles apprécieront les insectes.

Concernant la reproduction, je n'ai eu qu'un seul couple et hormis des tentatives d'accouplements, je n'ai jamais réussis à les reproduire. La seule chose que j'ai pu constater se sont des hochements de tête et des morsures au niveau du cou du mâle sur la femelle correspondant à une parade nuptiale.

Si l'on ne possède pas de grandes installations pour le recevoir, je déconseille vivement le maintien en captivité de ce varan qui de plus peut infliger de graves blessures au soigneur  en cas de morsure.

 

 

Flandroit Patrik