Python regius

L’élevage du Python regius

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L’air de répartition du python royal couvre la majeure partie de l’Afrique à l’exception des régions du Nord (trop aride).

Sa taille varie d’un mètre à exceptionnellement un mètre cinquante pour les plus grandes femelles, les mâles étant bien plus petits et moins corpulents. 1mètre 50 étant tout de même une taille relativement rare. Personnellement je n’en ai jamais rencontré de cette dimension. Des fossettes thermosensibles sont présentes sur les labiales supérieures.

Un couple peut-être installé dans un terrarium de 100 x 50 x 50 cm (longueur x largeur x hauteur), ceci étant un minimum pour se qui est de la hauteur car cette espèce est partiellement arboricole.

Le sol pourra être constitué de tourbe blonde, qui est un très bon substrat pour éviter la prolifération de bactéries nocives pour l’animal. De plus il s’y sentira à l’aise. Quelques racines seront installées mais on évitera de trop surcharger son environnement. Une cachette aura ici toute son importance pour ce python qui adore se sentir à l’abri. Il n’aime pas être trop souvent dérangé, éviter donc de trop le manipuler. Lorsqu’il ne se sent pas à l’aise lors d’une manipulation, il aura la fâcheuse tendance à se mettre en boule et à abriter sa tête dans ses anneaux, phénomène que l’on remarquera plus facilement chez des animaux importés.

Si on choisit de mettre le python dans un rack, le sol sera constitué soit de journaux, de copeaux d’aspen, de copeaux de sapin ou pourquoi pas de tourbe blonde. On évitera tout simplement d’avoir trop d’humidité à l’intérieur. On installera un petit bol d’eau avec suffisamment de garde au sol pour ne pas que le serpent ne puisse le renverser. Personnellement je ne le mettrai que deux fois par semaine.

Sa température préférentielle sera comprise entre 25 et 30°c avec  si on le souhaite un point chaud à près de 32°c (pas obligatoire, exemple, se point chaud n’est pas présent lorsqu’on installe l’animal dans un rack). La nuit, je conseille une température d’approximativement 22°c. Un petit récipient d’eau installé dans son terrarium lui sera bénéfique, par contre je ne fait aucune pulvérisation d’eau même tempérée.

La nourriture consistera à proposer des souris correspondant à la taille des animaux, certains individus préféreront les petits rats, les hamsters ou encore les gerbilles pour les serpents provenant de l’importation (à éviter). Les proies seront distribuées à raisons d’une fois voire deux fois tous les quinze jours. Attention de ne pas trop engraisser les pythons royaux car ils ont une tendance à prendre vite de l’embonpoint.

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Un petit repos hivernal entre novembre et janvier  sera indispensable si on souhaite reproduire cette espèce, quoique, les animaux issus de reproduction en captivité arrivent facilement à se reproduire sans hibernation. Pour le repos, la température sera comprise entre 20 et 22°c. Début février, la température sera remontée graduellement jusqu’à atteindre sa température initiale. Les animaux seront nourris copieusement. Quelques temps après, les accouplements commenceront.

Lorsque l’on approchera de la ponte (mue de pré-ponte une trentaine de jours avant la ponte), on installera une boîte contenant de la sphaigne ou de la vermiculite légèrement humide pour que la femelle puisse y déposer ces œufs. On les installera ensuite dans une boîte contenant de la vermiculite humide sur laquelle on y mettra une grille de plastique ou d’aluminium pour que les œufs ne soient pas directement en contact avec cette vermiculite. La boîte sera mise dans un incubateur chauffé entre 28 et 30°c. Après 52 à 70 jours d’incubation (suivant la température), les jeunes déjà bien costauds sortiront des œufs. Une fois mués, ils seront nourris de petites souris sauteuses.

 

Flandroit Patrik