Naja legionis

L'ELEVAGE DU NAJA LEGIONIS

 

 

Anciennement appelé Naja haje legionis, il est devenu une espèce à part entière. Il est d'ailleurs bien souvent encore nommé avec son ancienne dénomination, n'est ce pas les anciens terrariophiles.

Le Naja legionis provient de l'Afrique du Nord, on le trouve principalement au Sud du Maroc.

Sa taille varie de 1m30 à un peu plus de 2m pour les plus grands exemplaires.

Sa coloration est le noir profond ou noir brunâtre.

Comme tous les élapidés, ce serpent est vif et nerveux, lorsqu'il est menacé il se dresse et déploie son large capuchon, puis frappe en direction de l'agresseur. Le legionis à bien souvent la particularité de frapper gueule fermée mais toute fois, la méfiance est de rigueur.

Je détiens un couple adulte dans un terra de 160x50x50 cm âgé de dix ans, comme substrat, j'utilise des copeaux de fibres de hêtre. Je n'utilise pas de journaux pour les cobras car ils apprécient de retourner tout le décor du  terrarium pour chercher à se mettre à l'abri, donc ils cherchent bien souvent à se cacher en dessous des gazettes et y font même leurs excréments. Comme la majorité des cobras, c'est un serpent qui salit énormément son terrarium, je dois donc très souvent nettoyer.

Le décor y est simple, deux cachettes sous forme de boîte car ils aiment se sentir en sécurité, une souche d'arbre servant également pour détacher plus facilement l'exuvie et quelques pierres plates (pour éviter les éboulements) finissent la décoration. Par mesure de sécurité, elle à été simplifiée, afin de pouvoir repérer  mes serpents avant l'ouverture du terra.

Je possède également un trio de trois ans, celui-ci est composé de deux femelles et d'un mâle, ils sont installés dans un terrarium de 200x50x100 cm (longueur x largeur x hauteur), dans ce bac, j'y ai solidement fixé des branches sur lesquelles j'y ai attaché quelques plantes en plastique car j'ai remarqué que ces cobras apprécient également de grimper. Plusieurs cachettes sont également aménagées sur le substrat qui lui est composé de tourbe blonde légèrement mélangée avec du sable fin, quelques racines d'arbre termine la décoration. Cette espèce étant principalement nocturne, pendant la journée, les serpents se cachent pour ne sortir de leurs cachettes qu'au crépuscule.

Pourquoi les deux terrariums ont un sol différent, simplement, l'un est pour la facilité d'entretient quant à l'autre c'est une question d'esthétisme.

J'ai proscris également le sable fin malgré la provenance de  cette espèce qui vient d'un milieu désertique voir aride car les cobras, à la manière des Elaphe guttata, font beaucoup d'excréments donc  ils saliront trop vite le sable qui me donnera plus de travail (poids du sable à transporter).

Un récipient d'eau est mis dans les terrariums une fois par semaine et est retiré en fin de journée ou une fois vidé.

 La nourriture composée de souris ou de jeunes rats est distribuée une fois par semaine en été et toutes les trois semaines en période  d'hiver, pendant cette période, la température des terrariums est diminuée de quelques degrés. Je précise que les cobras ont un très bon appétit. Attention qu'il faut surveiller les individus lorsqu'ils sont dans un même terrarium ceci pendant la distribution de  nourriture , le plus simple étant de les séparer lors du repas, n'oublions pas que les cobras sont de temps en temps ophiophage, veillez donc à bien les nourrir.

Ils sont maintenus à une température journalière variant entre 27 et 30°c ramenée la nuit vers une vingtaine de degrés, ceci pendant la bonne saison. Pour la période de repos, la température est abaissée aux alentours de 22°c, donc même pendant l'hiver je les nourris mais uniquement toutes les trois semaines.

Ils s'accouplent en général vers le mois de février et au mois d'avril, une douzaine d'œufs sont pondus. Les jeunes sortiront au bout de plus ou moins 60 jours d'incubation à 30°c, ils sont de couleurs différentes des parents, en effet, seul les trois à quatre premiers centimètres du corps est noir (tête et cou), le reste tire sur le brun clair pigmenté de points noirs. Ils gagneront la coloration des parents au fur et à mesure des mues successives, c'est-à-dire, entre un an et demi et deux ans. Les jeunes sont nourris de souriceaux qu'ils prennent bien souvent sans difficulté, Jusqu'à présent je n'ai jamais dû gaver un seul jeune.

La venimosité :  Le venin est à la fois hémotoxique et neurotoxique donc très dangereux pour l'homme. Les effets du venin sont : Œdème sur le membre ayant subi une morsure, douleur et gonflement local, ptosis, transpiration et tremblement, trouble de la respiration ainsi que paralysies des muscles striés, du visage avec  paupières tombantes, les muscles de la déglutition et pour terminer par les muscles respiratoire, paresthésies locorégionales, troubles de la vision, vertiges, hypotention artérielle,  etc... Sans sérothérapie, la mort peu survenir. Possibilité d'assistance respiratoire.

 

Flandroit patrik